ÉMILE ZOLA ET LE NATURALISME

Fils d’un ingénieur vénitien et d’une française, Émile Zola naît à Paris en 1840. Après avoir échoué (fallito) au baccalauréat, il est obligé de faire de nombreux travaux pour gagner sa vie.
Il entreprend ensuite la voie du journalisme et travaille en particulier dans les secteurs de la critique et des actualités. En même temps, il devient romancier et conçoit (concepisce) le projet des Rougon-Maquart, un ensemble de vingt romans qui paraissent l’un après l’autre de 1871 à 1893 et qui sont publiés en feuilleton.
Devenu très populaire après le succès de l’Assommoir, il accueille chez lui, dans sa villa de Médan, de jeunes écrivains, tels que maupassant et Huysmans, avec qui il publie un recueil collectif de nouvelles, Les soirées de Médan (1880). La dernière partie de sa vie est caractérisée par son adhésion aux doctrines socialistes et  par son engagement social.
À l’occasion de l’affaire Dreyfus, il adresse une célèbre lettre ouverte au Président de la République, publiée dans l’Aurore sous le titre “J’accuse”. Ayant pris position pour la révision du procès, il est condamné à un an de prison pour “outrages à l’armée” et se voit obligé de se réfugier en Angleterre, dìoù il revient en 1899 après l’annulation du jugement. Il meurt en 1902 d’asphyxie en 1902.

Zola naturaliste

Proche dans un premier temps du romantisme, Zola évolue ensuite vers le réalisme et successivement vers le naturalisme, dont il devient le premier représentant.
Convaincu de la nécessité de peindre dans ses romans l’ensemble du réel, avec tous ses problèmes, et de s’arrêter (soffermarsi) aussi sur les couches sociales (classi sociali) les plus modestes, Zola conçoit l’œuvre romanesque comme un objet scientifique et un lieu d’expérimentation. Profondément influencé par le naturaliste anglais Darwin et par les théories de certains psychiatres, il veut montrer que la composante organique prédispose à la destinée beaucoup plus que le milieu (ambiente sociale). Il veut montrer aussi  l’importance de l’hérédité à travers des personnages qui ne sont pas libres de choisir leur destinée parce qu’ils sont victimes des tares (l’alcolisme par exemple) transmises d’une génération à l’autre.