LES JUIFS DANS LA FRANCE DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Les juifs dans la seconde guerre mondiale

Chronologie shoah

Source: http://www.monquotidien.fr

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21 MARS: JOURNÉE CONTRE LA DISCRIMINATION RACIALE

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Le 21 mars est la Journée Internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies après le massacre de 70 manifestants à Sharperville, en Afrique du Sud, le 21 mars 1960.

C’est l’occasion pour favoriser le dialogue interculturel, combattre toutes les formes de racisme, de discrimination et d’exclusion, décourager les stéréotypes et les blagues à caractère raciste.

« LE RACISME EXPLIQUÉ À MA FILLE » DE TAHAR BEN JELLOUN

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Tahar Ben Jelloun est un écrivain et poète marocain de langue française. Il a enseigné la philosophie au Maroc puis s’est installé à Paris où il a fait des études de psychologie et où il vit actuellement avec sa femme et ses enfants pour qui il a écrit plusieurs ouvrages pédagogiques. Il écrit son œuvre « Le racisme expliqué à ma fille » en 1998 à la suite d’un vaste mouvement de protestation suscité par la présentation d’un projet de loi, la loi Debré, proposée par Jean-Louis Debré, ministre de l’Intérieur, sous la présidence de Jacques Chirac, particulièrement discriminatoire envers les étrangers et les familles d’origine étrangères installées en France. Selon ce projet de loi, une personne qui veut recevoir chez elle un étranger doit demander au maire de sa commune un certificat pour l’héberger et doit signaler à la mairie son départ. Tahar Ben Jelloun participe avec sa fille qui a dix ans à la manifestation contre le projet de cette loi. Mérième, très curieuse, lui pose beaucoup de questions à propos des gens qui manifestent et de certains slogans, Tahar décide alors d’écrire un livre avec les questions de Mérième et ses propres réponses. Il analyse, dans une langue simple et à la portée de tous, les différents aspects et causes du racisme : la méfiance, la peur de la différence, les différences physiques et culturelles, les préjugés.

Voici quelques  arguments du livres.

Tout d’abord, le racisme n’a aucune base scientifique. Il existe une seule race et c’est tout.

Le raciste a peur de celui qui ne lui ressemble pas. Sous prétexte qu’il n’a pas la même couleur de la peau, ni la même langue, ni la même façon de faire la fête, il se croit meilleur que celui qui est différent de lui.
Il juge les autres avant de les connaître et souvent il se trompe. Sa peur vient de là et provoque son agressivité : il se sent menacé et il attaque. Le raciste est agressif.

D’après l’écrivain, pour faire reculer le racisme, il faut d’abord apprendre à se connaître, à se parler à se respecter. Avec la culture, on apprend qu’il existe d’autres peuples avec d’autres traditions, d’autres façons de vivre et qu’elles sont aussi valables que les nôtres…

Selon lui c’est surtout auprès d’un enfant qu’on peut intervenir parce qu’un enfant ne naît pas avec le racisme dans sa tête. Le plus souvent, un enfant répète ce que disent ses parents, proches ou lointains. Tout naturellement, un enfant joue avec d’autres enfants. Il ne se pose pas la question de savoir si tel enfant de couleur différente est inférieur ou supérieur à lui. Pour lui c’est avant tout un camarade de jeu.

L’école est donc  faite pour apprendre aux enfants que les hommes naissent différents et demeurent égaux en droits et que la diversité humaine est une richesse.

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« POÈME À MON FRÈRE BLANC » DE LÉOPOLD SÉDAR SENGHOR

SenghorLéopold Sédar Senghor

Le poète francophone africain Léopold Sédar Senghor est né dans un village du Sénégal  (ex-colonie française) en 1906 dans une famille catholique aisée.  Pendant son enfance, il vit au contact de la nature et des traditions tribales de son village, avant de s’installer à Dakar puis à Paris pour compléter ses études.  On dit que Senghor a une culture double: d’un côté la culture qu’il a reçue de part ses origines et d’autre côté la culture qu’il a acquise en apprenant le latin, le français etc… En France, où il devient enseignant, il noue des relations amicales avec des étudiants d’origine africaine et antillaise et élabore le concept de « Négritude »  qui désigne l’ensemble des caractéristiques et valeurs culturelles des  peuples de race noire, revendiquées comme leur étant propres, ainsi que l’appartenance à cette race. Ce sont les années où Senghor commence à composer des poèmes en français sur l’Afrique, ses traditions, ses valeurs. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il est prisonnier de guerre en Allemagne et, après la Libération, il entreprend la carrière politique. Élu député du Sénégal, il devient président de la République en 1960 lorsque le Sénégal obtient son indépendance, charge qu’il occupe jusqu’en 1979. En 1983, il est élu à l’Académie française (une institution de France dont la fonction est de normaliser et de perfectionner la langue française). Il meurt en 2001 à l’âge de quatre-vingt-quinze ans. Respecté et admiré dans son pays comme en Europe, Senghor s’affirme en tant qu’homme du dialogue, favorable à un rapprochement étroit et constructif avec la France.

Voilà un de ses poèmes les plus connus « Poème à mon frère blanc« . Dans ce poème, le poète nous fait réfléchir sur le thème du racisme. Sans être polémique, il renverse le modèle du monde moderne, où l’homme blanc est au centre de tout et l’homme noir est qualifié de « homme de couleur », en sens péjoratif.

    Poème à mon frère blanc blancnoir

Cher frère blanc,
Quand je suis né, j’étais noir,
Quand j’ai grandi, j’étais noir,
Quand je suis au soleil, je suis noir,
Quand je suis malade, je suis noir,
Quand je mourrai, je serai noir.

Tandis que toi, homme blanc,
Quand tu es né, tu étais rose,
Quand tu as grandi, tu étais blanc,
Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
Quand tu as froid, tu es bleu,
Quand tu as peur, tu es vert,
Quand tu es malade, tu es jaune,
Quand tu mourras, tu seras gris.

Alors, de nous deux,
Qui est l’homme de couleur ?

 Voici le poème récité par des élèves français: