LA CYBER-VIOLENCE AU COLLÈGE

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LE MANIFESTE DE LA COMMUNICATION NON HOSTILE

1. Le virtuel est réel /Virtuale è reale
Je dis ou j’écris en ligne uniquement ce que j’ai le courage de dire en personne.
Dico o scrivo in rete solo cose che ho il coraggio di dire in persona.

2. Nous sommes ce que nous communiquons / Si è ciò che si comunica
Les mots que je choisis racontent qui je suis: ils me représentent.
Le parole che scelgo raccontano la persona che sono: mi rappresentano.

3. Les mots matérialisent la pensée /Le parole danno forma al pensiero
Je prends tout le temps nécessaire afin d’exprimer au mieux ce que je pense.
Mi prendo tutto il tempo necessario a esprimere al meglio quel che penso.

4. Avant de parler, il faut écouter / Prima di parlare bisogna ascoltare
Personne n’a toujours raison, moi non plus. J’ écoute avec honnêteté et ouverture d’esprit.
Nessuno ha sempre ragione, neanche io. Ascolto con onestà e apertura.

5. Les mots sont un pont / Le parole sono un ponte
Je choisis les mots pour comprendre, me faire comprendre, me rapprocher des autres.
Scelgo le parole per comprendere, farmi capire, avvicinarmi agli altri.

6. Les mots ont des conséquences / Le parole hanno conseguenze
Je sais que chacun de mes mots peut avoir des conséquences, petites ou grandes.
So che ogni mia parola può avere conseguenze, piccole o grandi.

7. Partager est une responsabilité / Condividere è una responsabilità
Je partage des textes et images uniquement après les avoir lus, appréciés, compris.
Condivido testi e immagini solo dopo averli letti, valutati, compresi.

8. Les idées se discutent. Les personnes se respectent. / Le idee si possono discutere. Le persone si devono rispettare.
Je ne transforme pas celles et ceux dont je ne partage pas les opinions en ennemis à anéantir.
Non trasformo qui sostiene opinioni che non condivido in un nemico da annientare.

9. Les insultes ne sont pas des arguments / Gli insulti non sono argomenti
Je n’accepte ni les insultes ni l’agressivité, même s’ils soutiennent ma thèse.
Non accetto insulti e aggressività, nemmeno a favore della mia tesi.

10. On communique aussi par le silence / Anche il silenzio comunica
Quand le mieux à faire est de se taire,  je me tais.
Quando la scelta migliore è tacere, taccio.

Un collégien sur cinq a été victime de « cyber-violence»

Un collégien sur cinq a été la cible (vittima) d’insultes, humiliations ou actes dévalorisants (avvilenti/umilianti), par SMS ou sur Internet, révèle une enquête (indagine) du ministère de l’éducation nationale publiée jeudi 27 novembre.
Parmi (tra) les élèves de collège, 14 % ont reçu au moins (almeno) un SMS, un mail ou une notification sur les réseaux sociaux contenant un surnom (soprannome) méchant (cattivo, mancante di rispetto), une insulte ou une brimade (atto di bullismo), soit (sia) une hausse (aumento/incremento) de 5 % par rapport (rispetto) à une enquête de 2011. Et la proportion monte (sale) à 19 % en prenant en compte (prendendo in considerazione) le happy slapping (actes de violences filmés) et la publication de photos et films méchants. Le phénomène s’accroît (accresce) avec l’âge (15 % d’élèves de 6e concernés (interessati, presi in esame) , contre 20 % en classe de 3e, et touche plus les filles que les garçons. En revanche (Invece), il n’est pas plus marqué (evidente/marcato) dans les établissements (istituti) de l’éducation prioritaire, même s’il y prend (anche se vi prende) plus souvent un caractère discriminatoire.

35 % des élèves concernés n’en parlent à personne

Usurpation d’identité, chantage (ricatto) à la photo denudée (con foto senza veli), insultes… les formes de violence sont variées. Ces micro-agressions pèsent d’autant plus (tanto più) qu’« elles restent inscrites dans le temps et vont au-delà des murs du collège », relèvent les auteurs de l’étude, qui a porté (che ha riguardato) sur un échantillon représentatif (un campione rappresentativo) de 21 600 élèves. Les films et vidéos dévalorisants sont en effet fréquemment envoyés à un large cercle d’élèves de l’établissement. Les victimes déclarent souvent avoir subi d’autres incidents, tels que les vols (furti) de fournitures scolaires (materiali scolastici) ou d’objets personnels, des bousculades (spintoni), des mises à l’écart (esclusioni). Et un collégien sur vingt a déclaré au moins trois faits de cyber-violence, ce qui s’apparente (assomiglia) à du harcèlement (bullismo, molestie).
L’ancien (ex) ministre de l’éducation nationale Vincent Peillon a installé une délégation ministérielle sur la violence scolaire, institution pour « briser le silence » et trouver des solutions à court et à long terme. Plus d’un tiers des élèves concernés par la cyber-violence n’en parlent à personne (non ne parlano a nessuno), a fortiori (in particolare) les garçons. Ceux (Coloro) qui en parlent s’adressent à leurs amis (33 %), à leurs parents (29 %) plutôt qu’aux membres du collège (16 %). Enfin 8 % des élèves ont porté plainte (sporto querela) avec leurs parents.
En hausse, le phénomène n’empêche pas (non impedisce) 93 % des élèves de se sentir bien dans leur collège. II joue cependant (tuttavia influenza) sur l’appréciation du climat scolaire : celui-ci est jugé très positif par 79 % des élèves préservés, mais par 55 % seulement des élèves qui ont connu une forme de cyber-violence.
Claire Ané
(article tiré de “Le Monde.fr” – 27/11/2014)

Répondez aux question portant sur le texte.
1. Selon une récente enquête du ministère de l’éducation nationale,
dans quelle proportion les collégiens français, sont-ils victimes de cyber-violence?
2. Comment se manifestent ces actes?
3. 14% des élèves de collège, qu’ont-ils reçu?
Ces actes de harcèlement, sont-ils en hausse ou en baisse par rapport à une enquête de 2011?
4. 19% des élèves sont la cible de quoi?
5. Ce phénomène concerne davantage les élèves les plus jeunes ou les moins jeunes?
6. Les formes de violence sont-elles variées? Précise.
7. Pourquoi ont-elles un poids considérable dans la vie des collégiens?
8. À qui sont envoyés les films et les vidéos dévalorisants?
9. D’habitude, un collégien victime de cyber-violence en parle facilement?
À qui s’adresse-t-il?
10. Malgré la présence de ce phénomène, comment se sentent les collégiens dans leur collège?
Et toi, quelle est ton opinion à propos de ce problème?

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