IL Y A 130 ANS, LA FRANCE OFFRAIT LA STATUE DE LA LIBERTÉ AUX AMÉRICAINS

Statue de la Liberté

L’oeuvre d’Auguste Bartholdi, a  fêté ses 130 ans le 17 juin. Elle accueille en moyenne 4,5 millions de visiteurs chaque année.

Barthold

Un cadeau de la France.

C’était il y a 130 ans. Le 17 juin 1885, la France offrait aux Etats-Unis la Statue de la liberté, pour célébrer le centenaire de la déclaration d’indépendance américaine. Oeuvre du sculpteur Auguste Bartholdi, la Statue de la liberté culmine, piédestal compris, à une hauteur de 93 mètres. Elle pose en majesté sur l’île de Liberty Island, au sud de Manhattan, et demeure toujours aujourd’hui l’un des symboles forts des États-Unis.

La Statue de la Liberté ou plus précisément « La liberté éclairant le monde » de son vrai nom, représente une femme couronnée brandissant d’une main un flambeau et de l’autre une tablette. Tournée vers l’Europe, elle a longtemps été le premier monument américain aperçu par les migrants arrivant aux Etats-Unis.

Elle a été conçue, fabriquée et assemblée dans les grands ateliers de l’ouest parisien. Des platriers ont d’abord créé ses formes gigantesques, puis des forgerons se sont affairés sur ses pieds et ses mains démesurées. 150 ouvriers ont travaillé pendant 10 ans de 1875 à 1885, sous la direction d’Auguste Bartholdi. Le sculpteur était un républicain fasciné par la jeune démocratie américaine et avec ses amis il voulait offrir un magnifique cadeau aux Américains: une statue gigantesque. Mais il ne voulait pas bâtir à l’ancienne, il fallait faire léger. Il fait donc appel à Gustave Eiffel et à ses révolutionnaires structures métalliques qui vont devenir le squelette de la statue. Autour, on assemble de grandes plaques de cuivre aux formes exactes de la dame. On dénombre pas moins de 300 caisses pour mettre la statue dans des malles de transport. Elle voyage en train jusqu’au Havre, puis en bateau jusqu’à New-York.
Souple, résistante aux pires ouragans et aux corrosions marines grâce à la technique française, la vieille dame est toujours là, le regard rivé vers le large…