LA RÉVOLUTION SURRÉALISTE

rév surréaliste

Le surréalisme est un mouvement qui a véritablement révolutionné la poésie. Il pousse à l’extrême les leçons des maîtres antérieurs, Baudelaire, Rimbaud, Lautréamont et intègre dans la démarche poétique les découvertes de Freud sur l’inconscient.

Le nom « surréalisme » a été inventé par Apollinaire qui écrivait en 1917 : « Quand l’homme a voulu imiter la marche, il a créé la roue qui ne ressemble pas à une jambe. Il a fait du surréalisme sans le savoir ».

  breton

Le mouvement naît en France en 1924 avec la publication du premier Manifeste du surréalisme d’André Breton, chef de file du mouvement, et implique non seulement la littérature, mais toutes les autres formes artistiques et devient vite un phénomène européen. Le but (scopo) du mouvement était de dépasser le réel, en puisant (attingendo) dans l’imaginaire et l’irrationnel et de retrouver un esprit libéré de toutes contraintes culturelles, religieuses, morales et sociales.
Ce mouvement a réuni des poètes (Breton, Éluard, Aragon, Desnos), des peintres (Ernst, Dalì), des photographes (Man Ray), des cinéastes (Buñuel).

Les caractéristiques principales du mouvement sont :

a) l’exploration du subconscient, la partie obscure et inconnue de la personnalité humaine qui échappe à la conscience ;

b) la libération du langage à travers deux procédés :
– l’écriture automatique : il s’agit de se mettre dans « l’état le plus
passif ou réceptif » possible et de transcrire les phrases ou les mots
qui montent à la conscience sans aucun filtre ni grammaticale, ni
morale, ni esthétique.
– le compte-rendu des rêves : pour les surréalistes, les rêves
constituent une richesse qu’il ne faut pas perdre. Les raconter à
quelqu’un est un moyen pour les conserver.

c) la passion de l’amour : les surréalistes n’ont jamais cessé de faire
l’éloge de la femme dont l’amour irradie sur le monde.

d) le désengagement-engagement : au début les surréalistes se méfient
de l’engagement et de l’action politique. Leur but était celui de libérer l’homme pour « changer sa vie ». Mais ils s’aperçoivent bientôt que pour changer l’homme il faut « transformer le monde » alors ils s’engagent dans le parti communiste. Cela provoquera beaucoup de séparations et d’éloignements.

La fin officielle du mouvement, annoncée dans le quotidien « Le Monde » a lieu le 4 octobre 1969, trois ans après la mort de Breton.

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