« LE RACISME EXPLIQUÉ À MA FILLE » DE TAHAR BEN JELLOUN

Jelloun

Tahar Ben Jelloun est un écrivain et poète marocain de langue française. Il a enseigné la philosophie au Maroc puis s’est installé à Paris où il a fait des études de psychologie et où il vit actuellement avec sa femme et ses enfants pour qui il a écrit plusieurs ouvrages pédagogiques. Il écrit son œuvre « Le racisme expliqué à ma fille » en 1998 à la suite d’un vaste mouvement de protestation suscité par la présentation d’un projet de loi, la loi Debré, proposée par Jean-Louis Debré, ministre de l’Intérieur, sous la présidence de Jacques Chirac, particulièrement discriminatoire envers les étrangers et les familles d’origine étrangères installées en France. Selon ce projet de loi, une personne qui veut recevoir chez elle un étranger doit demander au maire de sa commune un certificat pour l’héberger et doit signaler à la mairie son départ. Tahar Ben Jelloun participe avec sa fille qui a dix ans à la manifestation contre le projet de cette loi. Mérième, très curieuse, lui pose beaucoup de questions à propos des gens qui manifestent et de certains slogans, Tahar décide alors d’écrire un livre avec les questions de Mérième et ses propres réponses. Il analyse, dans une langue simple et à la portée de tous, les différents aspects et causes du racisme : la méfiance, la peur de la différence, les différences physiques et culturelles, les préjugés.

Voici quelques  arguments du livres.

Tout d’abord, le racisme n’a aucune base scientifique. Il existe une seule race et c’est tout.

Le raciste a peur de celui qui ne lui ressemble pas. Sous prétexte qu’il n’a pas la même couleur de la peau, ni la même langue, ni la même façon de faire la fête, il se croit meilleur que celui qui est différent de lui.
Il juge les autres avant de les connaître et souvent il se trompe. Sa peur vient de là et provoque son agressivité : il se sent menacé et il attaque. Le raciste est agressif.

D’après l’écrivain, pour faire reculer le racisme, il faut d’abord apprendre à se connaître, à se parler à se respecter. Avec la culture, on apprend qu’il existe d’autres peuples avec d’autres traditions, d’autres façons de vivre et qu’elles sont aussi valables que les nôtres…

Selon lui c’est surtout auprès d’un enfant qu’on peut intervenir parce qu’un enfant ne naît pas avec le racisme dans sa tête. Le plus souvent, un enfant répète ce que disent ses parents, proches ou lointains. Tout naturellement, un enfant joue avec d’autres enfants. Il ne se pose pas la question de savoir si tel enfant de couleur différente est inférieur ou supérieur à lui. Pour lui c’est avant tout un camarade de jeu.

L’école est donc  faite pour apprendre aux enfants que les hommes naissent différents et demeurent égaux en droits et que la diversité humaine est une richesse.

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